Proches de jihadistes retenus en Syrie: des plaintes déposées contre Le Drian – RFI – 16/09/2019

Plusieurs familles de jihadistes, composées de femmes et d’enfants français retenus dans des camps kurdes en Syrie, ont porté plainte contre le ministre français des Affaires étrangères pour « omission de porter secours ».
Diffusé sur RFI le 16 septembre 2019

Dans le nord-est syrien, des enfants français paient pour les crimes commis par leurs parents. Les plus chanceux sont détenus dans le camp de Roj. Un camp où cohabitent des civils syriens chassés de leurs terres par les combats, et ces enfants français ainsi que leurs mères jihadistes.

Dans ce camp, les conditions de vie sont certes précaires, mais les uns et les autres disposent d’un accès aux soins et d’une école. Rien à voir avec le drame humanitaire, le calvaire que subissent ces autres Français qui ont eu la malchance d’être conduits vers le camp d’al-Hol, toujours dans le nord-est de la Syrie.

À l’origine, al-Hol a été construit pour accueillir 20 000 personnes. Sa population actuelle dépasse les 70 000. À al-Hol, on meurt de faim, on meurt de froid. Sans parler des maladies infectieuses et de la saleté dans laquelle vivent et parfois naissent de jeunes enfants, victimes de la folie de leur père et de leur mère jihadistes.

Les Kurdes se disent démunis

En France, les proches de ces femmes jihadistes et de leurs enfants, réclament leur rapatriement. Et pour Marie Dosé, avocate pénaliste chargée de la défense de plusieurs familles françaises, ce refus de rapatrier des personnes en grande difficulté est constitutif d’une infraction pénale.